C'est un spectacle insolite et fascinant que nous a proposé Henri Bouissou : sur la scène nue de la salle Sévigné, baignée d’une lumière rouge ou orangée, trois personnages : le Guitariste, la Femme, la Guitare… Connivences qui se nouent et se dénouent d’où le troisième est souvent exclu…guitare tour à tour instrument, visage, objet bizarre et sensuel, jouet, substitut féminin, dont la possession, le détournement, l’apprivoisement, deviennent l’enjeu toujours renouvelé de cette tragi-comédie du pouvoir et de l’amour qui s’apaise dans le sommeil ou dans la mort, tout ceci se joue dans une danse-pantomime extrêmement épurée qui, progressivement, captive le spectateur.
Henri Bouissou, tour à tour guitariste et danseur, y donne la réplique à la danseuse Maguelonne Ensuque. L’accord entre les deux artistes est parfait. Un moment très intense.